Walking the Path Together

Catégories:

Catégories associées à la pratique exemplaire :

  • Health Equity
  • wtt_ico
  • Infancy (ages 0-2) icon
  • Early Childhood (ages 3-5) icon
  • Children (ages 6-12) icon
  • Teens (ages 13-18) icon
  • Young Adult (ages 19-24) icon
  • Adult (ages 25-64) icon
  • Seniors (ages 65+) icon
  • Alcohol Abuse Icon 1
  • Canada
  • Anglais
  • Mental Health Icon 2
  • Preventing Violence Icon 1

Aperçu

Les travailleurs Eagle Feather (plume d’aigle) sont présents dans cinq refuges pour les femmes dans les réserves de l’Alberta pour fournir un soutien individuel et aider les enfants des Premières Nations qui ont connu la violence familiale.

Walking the Path Together (WTPT) est un projet d’apprentissage collaboratif qui rassemblait à l’origine huit organisations. En travaillant avec la famille, l’école et les soutiens communautaires de l’enfant tout en mettant l’accent sur les enseignements culturels, les travailleurs Eagle Feather aspirent à : 1) sécuriser l’environnement de l’enfant; 2) aider les familles à se reconstruire; 3) rendre possible un avenir exempt de toute violence pour l’enfant en question.

L’Alberta Council of Women’s Shelters (ACWS) est une organisation provinciale et bénévole qui soutient les refuges pour les femmes et leurs partenaires par l’éducation, la recherche et des services fournis aux femmes maltraitées et à leurs enfants. Par l’intermédiaire de l’Alberta Council of Women’s Shelters, les refuges d’urgence, de deuxième étape, pour personnes âgées et dans les réserves à l’intention des femmes de l’Alberta travaillent ensemble dans un environnement d’apprentissage collaboratif en vue d’approfondir les connaissances pratiques prometteuses et de maintenir un service de qualité supérieure dans les refuges de l’Alberta.

On doit permettre aux enfants d’être des enfants : ils ont besoin de rire, d’aimer et de jouer. C’est ce qui motive le projet Walking the Path Together. Les phases I et II de ce projet ont permis d’obtenir des résultats concrets, et l’ACWS recherche actuellement des financements durables. Des services multiples et variés sont fournis aux familles, de manière à répondre à leurs besoins, à leurs intérêts et à leurs demandes, y compris du mentorat, de la formation en dynamique de la vie, du counseling, un soutien affectif ou spirituel, un traitement pour les toxicomanies, des activités sportives, des activités artistiques et d’autres activités récréatives, des activités culturelles ou d’apprentissage traditionnel, une aide à l’emploi, une aide au logement, une aide juridique et une aide à l’accès à un soutien médical ou mental.

Les interventions visent à résoudre :

  1. L’exposition à la violence familiale et à la violence envers les enfants;
  2. Les attitudes qui acceptent la violence comme étant normale, inévitable ou souhaitable;
  3. Le faible attachement à l’école, le faible lien entre la famille et l’école, la faible probabilité d’achèvement des études;
  4. Les facteurs mettant en péril le rôle parental (p. ex. l’abus d’alcool, les compétences parentales inefficaces);
  5. L’attrait des stratégies d’adaptation malsaines (p. ex. la toxicomanie, la participation à des activités de gangs et les actes autodestructeurs);
  6. Le manque de modèles en matière de relations saines, de respect de soi et de valeurs traditionnelles;
  7. Le manque de fierté et d’engagement des enfants à l’égard du patrimoine des Premières Nations.

RENSEIGNEMENTS CONTEXTUELS SUPPLÉMENTAIRES

L’inspiration et les orientations pour la création de ce projet sont intervenues en 2005, lorsque l’ACWS et les refuges dans les réserves ont mis en œuvre l’étude intitulée Pathways Study. Cette étude comprenait un examen approfondi de l’environnement qui a permis de mettre en lumière les exigences en matière d’outils, de formation et de recherche en vue de satisfaire les besoins particuliers des enfants des Premières Nations dans les réserves qui sont exposés à la violence familiale. Plus particulièrement, la nécessité de mettre en œuvre des efforts collaboratifs en vue de renforcer les ressources des refuges dans les réserves et des programmes adaptés culturellement aux enfants vivant dans des réserves et ayant accès à ces refuges a été jugée prioritaire.

En 2009, les refuges de l’ACWS ont formé un cercle d’orientation du projet, défini leurs aspirations pour le projet et embauché cinq femmes qu’ils ont appelées travailleuses Eagle Feather, car la plume d’aigle symbolise l’honnêteté, la vérité, la force, le courage et la sagesse. Les refuges de l’ACWS ont ensuite invité les familles à les rejoindre. Des financements pluriannuels dédiés en provenance de Sécurité publique et Protection civile (Centre national de prévention du crime) et du ministère de la Justice de l’Alberta (Safe Communities Innovation Fund) ont donné la possibilité de travailler différemment avec les familles, qui pour bon nombre d’entre elles avaient utilisé à plusieurs reprises les services de refuges. L’approche FEATHER du programme WTPT :

  • Se concentre sur un petit nombre de familles (nous avons déterminé qu’un nombre de 10 familles permettait d’obtenir les meilleurs résultats);
  • Entretient une relation à plus long terme (pendant deux années ou plus);
  • Permet d’apporter un soutien au lieu d’attendre qu’il soit demandé;
  • Travaille avec l’ensemble de la famille (y compris les partenaires hommes volontaires et tout autre membre de la famille);
  • Fournit une assistance pour tout problème auquel peuvent être confrontées les familles dans leur parcours de rétablissement, y compris en répondant à leurs besoins essentiels;
  • Rencontre les familles où et quand c’est le plus pratique pour elles.

En bref, cette approche fournit un soutien proactif, à long terme et intensif qui prendra la forme la plus utile, quelle qu’elle soit, pour mettre une famille sur la voie de l’éloignement de la violence et d’une vie heureuse et paisible. Ce soutien peut prendre la forme d’une assistance en matière d’hébergement, d’alimentation, de revenus, de soins médicaux, de sécurité, de défense juridique, d’orientations liées aux compétences parentales, ou encore d’activités récréatives, éducatives ou culturelles. Ce n’est pas aussi simple que cela en a l’air, ni aussi bien perçu par les familles qu’on pourrait le penser. Cependant, les évaluations du programme ont permis d’observer des changements lents, mais importants au sein des familles concernées. Le programme Walking the Path Together estime que cette approche est adaptée au contexte des collectivités au sein des réserves et respecte ce contexte, mais elle peut être utilisée dans n’importe quel refuge, y compris dans les grands refuges canadiens bien connus du grand public.

La pratique du personnel d’intervention appelé travailleur Eagle Feather est au cœur du travail mené par le projet auprès des enfants et des familles. Ces travailleurs, situés dans les cinq refuges pour les femmes participants en Alberta, fournissent un soutien individuel aux enfants qui ont assisté à des violences et à leurs familles (frères, sœurs et aidants) par l’intermédiaire des activités essentielles suivantes :

  1. la gestion des cas;
  2. les séances de counseling individuel;
  3. les cercles de la parole;
  4. les séances de counseling familial;
  5. les discussions de conciliation avec les Aînés;
  6. les conférences avec des groupes de familles.

Ils utilisent également un autre outil, appelé Danger Assessment Tool (outil d’évaluation du danger), qui permet de prévoir le risque qu’une femme soit tuée ou presque tuée par un partenaire intime. Cet outil a été élaboré en 1986 par Jacquelyn Campbell, après consultation et validation du contenu auprès de femmes maltraitées, de travailleurs de refuges, de responsables de l’application de la loi et d’autres experts cliniques de la maltraitance. Cet outil se compose de deux parties : un calendrier et un questionnaire de 20 questions.

Le calendrier facilite l’évaluation de la gravité et de la fréquence des maltraitances au cours de l’année précédente. Il est demandé à la femme d’indiquer approximativement les jours auxquels se sont produits les incidents, et de classer leur gravité en utilisant une échelle de 1 à 5 (1 = gifle, bousculade, aucune blessure ni douleur durable; 5 = utilisation d’une arme, blessures liées à une arme). Ce calendrier agit comme un outil permettant aux femmes de prendre conscience et de réduire le déni et la minimisation des maltraitances dont elles font l’objet dans leur vie (Campbell, 1995; Ferraro et al., 1983). Le recensement des incidents de maltraitance avec le calendrier facilite également le processus de planification de la sécurité. Souvent, les femmes sont en mesure de déceler des tendances concernant les moments où les maltraitances sont les plus susceptibles de se produire et, par conséquent, de dresser des plans de sécurité propres à leur situation personnelle. Les résultats des recherches menées par J. Campbell aux États-Unis indiquent qu’un tiers des femmes ayant participé à cette étude avaient modifié leur réponse à la première des 20 questions du questionnaire (« La gravité ou la fréquence des maltraitances ont-elles augmenté au cours de l’année passée ? »), répondant ainsi positivement après avoir rempli le calendrier de l’outil. Les 20 questions de cette évaluation du danger requièrent des réponses par oui ou non à propos des facteurs de risque liés aux homicides commis par un partenaire intime et utilisent une notation pondérée pour déterminer le niveau de danger pesant sur une femme. Certains des facteurs de risque comprennent les menaces de mort antérieures, la situation d’emploi du partenaire et la possession ou non d’une arme à feu par le partenaire.

Document-source principal

N/A

Coordonnées des développeurs et/ou des responsables de la mise en œuvre

N/A

Cœur de l'intervention

N/A

Problème(s) de santé visé(s) par l'intervention

N/A

N/A

Activités propres à l'intervention

N/A

Priorité/Population cible de l'intervention

N/A

Résultats

N/A

Adaptabilité

Historique de la mise en œuvre

N/A

Expertise requise pour la mise en œuvre dans le contexte de l'intervention

N/A

Existe-t-il des appuis disponibles pour la mise en œuvre?

N/A

Existe-t-il des ressources et/ou des produits rattachés à l'intervention?

N/A